L’électricité n’est plus une simple ligne de dépense : c’est un levier de pilotage stratégique pour les entreprises. Pourtant, derrière une notion apparemment simple comme les heures pleines et heures creuses, se cachent des mécanismes techniques, réglementaires et économiques souvent mal compris, et donc mal exploités.
Les heures pleines / heures creuses correspondent à une option tarifaire qui fait varier le prix de l’électricité selon des plages horaires définies par le réseau. Historiquement pensée pour lisser les pics de consommation, cette option évolue aujourd’hui profondément sous l’effet de la transition énergétique, du développement du solaire et des nouvelles règles fixées par la Commission de régulation de l’énergie. Pour une entreprise, le sujet ne se limite plus à une question de facture : il touche à l’organisation des usages, à la performance opérationnelle et à la cohérence des engagements environnementaux.
Dans cet article vous y découvrirez :
- comment fonctionne réellement ce mécanisme et qui fixe vos horaires ;
- comment identifier précisément vos heures creuses sur chaque site ;
- comment évaluer objectivement la rentabilité de l’option pour votre activité ;
- et comment anticiper les évolutions réglementaires à venir pour sécuriser vos décisions.
Dans un marché de l’énergie de plus en plus complexe, décider sans visibilité expose votre entreprise à des choix coûteux et mal adaptés. Le cadre contractuel et réglementaire impose aujourd’hui une approche objective et structurée.
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HP/HC : définition simple et logique réseau
Les heures pleines et heures creuses sont une option tarifaire commercialisée par les fournisseurs, mais les plages horaires ne sont pas à la carte : elles sont définies par le gestionnaire de réseau. Il s’agit avant tout d’un mécanisme technique de gestion du réseau électrique, encadré par le régulateur et mis en œuvre par le gestionnaire de réseau.
Pourquoi deux prix de l’électricité selon l’heure ?
Le système électrique français doit en permanence équilibrer production et consommation. Or, certaines périodes de la journée concentrent naturellement la demande : démarrage des activités, retour des salariés, éclairage, chauffage, process industriels simultanés. Ces pics sollicitent fortement les infrastructures et augmentent les coûts globaux du système.
Le principe des heures pleines / heures creuses repose sur une idée simple :
inciter financièrement les consommateurs à déplacer une partie de leurs usages vers des périodes où le réseau est moins sollicité.
Concrètement :
- le prix du kWh est plus élevé en heures pleines, lorsque la demande est forte ;
- il est plus bas en heures creuses, lorsque la demande est plus faible ou que la production est abondante.
Ce signal prix n’a pas vocation à faire “consommer plus”, mais à consommer mieux, au bon moment.
La règle des 16 heures pleines et 8 heures creuses
Dans la grande majorité des cas, une journée est structurée ainsi :
- 16 heures pleines, réparties sur les périodes de forte sollicitation ;
- 8 heures creuses, positionnées sur les périodes jugées favorables par le réseau.
Ce découpage est une règle de principe, mais il ne signifie pas que les heures creuses sont systématiquement la nuit, ni qu’elles sont identiques partout. Les plages exactes dépendent de contraintes locales et évoluent avec le système électrique.
Pour une entreprise, cela implique un point clé souvent négligé :
ce n’est pas l’intitulé “heures creuses” qui crée l’économie, mais votre capacité réelle à adapter vos usages à ces plages.
Un dispositif piloté par le réseau, pas par le fournisseur
Contrairement à une idée répandue, les heures pleines / heures creuses ne sont pas décidées par votre fournisseur d’électricité. Elles relèvent :
- du cadre réglementaire fixé par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) ;
- de la mise en œuvre opérationnelle par le gestionnaire de réseau de distribution, principalement Enedis.
Le fournisseur applique ensuite cette structure tarifaire dans ses offres, mais n’a pas la main sur le placement des horaires. C’est un point fondamental pour éviter les incompréhensions lors d’un changement de contrat ou de fournisseur.
Qui fixe les heures creuses et pourquoi vous ne pouvez pas les choisir
L’une des confusions les plus fréquentes autour des heures pleines et heures creuses concerne la possibilité de choisir ou de modifier ses horaires. En pratique, une entreprise ne choisit pas ses heures creuses. Ce principe, souvent mal expliqué, est pourtant central pour comprendre le fonctionnement du dispositif et éviter des décisions inadaptées.
Le rôle du gestionnaire de réseau : une logique locale et technique
Les plages d’heures pleines et d’heures creuses sont déterminées par le gestionnaire de réseau de distribution, principalement Enedis, ou par une entreprise locale de distribution (ELD) dans certaines zones. Leur positionnement répond à des contraintes très concrètes :
- capacité des lignes et des postes de transformation ;
- profils de consommation locaux (zones tertiaires, industrielles, résidentielles) ;
- équilibre entre production disponible et demande à un instant donné.
Chaque zone du réseau présente des caractéristiques propres. C’est pourquoi deux sites d’une même entreprise, situés dans des communes différentes, peuvent avoir des horaires d’heures creuses distincts. Cette réalité est souvent sous-estimée dans les organisations multi-sites.
Pourquoi le client ne peut pas modifier ses plages horaires
Autoriser chaque consommateur à choisir librement ses heures creuses viderait le dispositif de son sens. Si tout le monde se déplaçait sur les mêmes plages, les heures dites « creuses » deviendraient immédiatement des heures de pointe.
Le principe repose donc sur une allocation collective et encadrée des plages horaires, décidée au niveau du réseau pour :
- lisser les pointes de consommation ;
- garantir la sécurité d’alimentation ;
- limiter les investissements lourds dans les infrastructures.
En clair, les heures creuses ne sont pas une option personnalisable, mais un outil de pilotage du système électrique.
Le cadre fixé par la CRE : stabilité et évolutions
La Commission de régulation de l’énergie définit les grandes règles du jeu dans le cadre du TURPE (Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Électricité). C’est dans ce cadre que s’inscrivent :
- le principe historique des 16 heures pleines et 8 heures creuses, qui structure le dispositif depuis son origine, mais dont le placement des plages fait l’objet d’une réforme progressive dans le cadre du TURPE 7 ;
- les orientations d’évolution des plages horaires ;
- les objectifs de cohérence avec l’évolution du mix énergétique.
Enedis applique ensuite ces règles sur le terrain, de manière progressive et coordonnée.
Pour les entreprises, l’enjeu n’est donc pas de chercher à « négocier » des horaires, mais de comprendre ceux qui leur sont attribués et d’évaluer objectivement leur compatibilité avec l’organisation des activités.
Comment connaître précisément vos heures creuses (site par site)
Avant toute décision contractuelle ou toute réflexion sur la rentabilité des heures pleines / heures creuses, une étape est indispensable : identifier précisément vos plages horaires réelles. Cette vérification, souvent négligée, est pourtant la base de toute analyse sérieuse, en particulier pour les entreprises disposant de plusieurs sites ou de plusieurs compteurs.
Où trouver l’information de manière fiable
Les heures creuses ne sont pas une information “théorique”. Elles sont rattachées à chaque point de livraison et peuvent être consultées à plusieurs endroits :
- Sur la facture d’électricité : les plages horaires ou la mention HP/HC y figurent généralement, parfois sous forme de codes horaires.
- Dans l’espace client du fournisseur : la plupart des fournisseurs indiquent les heures creuses associées à chaque compteur.
- Via le gestionnaire de réseau : Enedis (ou l’ELD locale) est la source de référence. Les horaires sont définis à ce niveau et transmis aux fournisseurs.
- Au niveau du compteur communicant : les compteurs Linky enregistrent distinctement les consommations en heures pleines et en heures creuses, ce qui permet un suivi précis.
Pour une entreprise, il est essentiel de s’appuyer sur des données réelles et à jour, et non sur des plages horaires “types” trouvées en ligne, qui peuvent être inexactes localement.
Attention aux entreprises multi-sites
Dans les organisations multi-sites, une erreur fréquente consiste à raisonner comme si toutes les implantations partageaient les mêmes horaires. En réalité :
- chaque site peut dépendre d’une zone réseau différente ;
- les plages d’heures creuses peuvent donc varier d’un site à l’autre ;
- les possibilités de pilotage des usages ne sont pas uniformes.
Une analyse pertinente suppose donc de recenser les heures creuses site par site, puis de les rapprocher des usages spécifiques de chaque implantation.
Structurer l’information pour une analyse utile
Pour exploiter correctement cette donnée, il est recommandé de formaliser un tableau simple, par exemple :
- site / adresse ;
- numéro de point de livraison ou compteur ;
- plages d’heures creuses effectives ;
- principaux usages électriques concernés.
Cette structuration permet ensuite de passer d’une vision théorique à une lecture opérationnelle, indispensable pour évaluer l’intérêt réel de l’option heures pleines / heures creuses.
Option Base ou heures pleines / heures creuses : une décision économique, pas théorique
Le choix entre une option tarifaire « Base » et une option heures pleines / heures creuses est souvent présenté comme une évidence : l’électricité serait moins chère en heures creuses, donc l’option serait automatiquement avantageuse. En réalité, ce raisonnement est incomplet. Pour une entreprise, il s’agit d’une décision économique structurante, qui doit être évaluée à partir des usages réels, et non d’un principe général.
Ce qui différencie réellement les deux options
L’option Base repose sur un prix du kWh unique, identique quelle que soit l’heure de consommation. Elle offre :
- une grande lisibilité budgétaire ;
- une simplicité de pilotage ;
- une absence de contrainte horaire.
L’option heures pleines / heures creuses, quant à elle, introduit une double tarification :
- un kWh moins cher sur les plages creuses ;
- un kWh plus cher sur les plages pleines ;
- un abonnement souvent légèrement plus élevé que celui de l’option Base.
Ce différentiel d’abonnement et de prix en heures pleines est un élément clé trop souvent sous-estimé dans les comparaisons rapides.
Le critère décisif : votre capacité de déplacement des usages
L’option heures pleines / heures creuses devient pertinente uniquement si une part significative de la consommation peut être déplacée vers les heures creuses. Il ne s’agit pas de quelques usages ponctuels, mais d’un volume suffisamment important pour compenser :
- le surcoût du kWh en heures pleines ;
- l’éventuelle hausse de l’abonnement.
Pour une entreprise, la question centrale à se poser est donc :
quels usages peuvent réellement être pilotés sans perturber l’activité ?
Exemples d’usages fréquemment concernés :
- production d’eau chaude sanitaire ;
- recharge de véhicules électriques ou de flottes ;
- froid commercial ou industriel (pré-refroidissement) ;
- pompage, ventilation, air comprimé ;
- certains process non critiques en horaires décalés.
À l’inverse, les consommations incompressibles en journée (informatique, éclairage, machines en continu) pèsent lourdement en heures pleines et peuvent annuler le bénéfice attendu.
Éviter les comparaisons trompeuses
Comparer deux offres uniquement sur le prix du kWh en heures creuses est une erreur fréquente. Une analyse pertinente doit intégrer :
- la répartition réelle de votre consommation entre heures pleines et heures creuses ;
- le différentiel de prix en heures pleines ;
- le coût de l’abonnement ;
- la stabilité des horaires dans le temps, notamment à l’approche des évolutions réglementaires.
Évaluer la rentabilité des heures pleines / heures creuses : une méthode pragmatique pour les entreprises
La question de la rentabilité des heures pleines / heures creuses ne se résout ni par intuition, ni par un simulateur générique. Pour une entreprise, elle nécessite une analyse structurée, centrée sur les usages et les contraintes opérationnelles. L’objectif n’est pas d’optimiser un prix théorique, mais de sécuriser un choix durable.
La question clé à se poser avant toute décision
Plutôt que de raisonner en euros ou en pourcentages annoncés, il est plus efficace de partir d’une question simple :
quelle part de ma consommation électrique puis-je déplacer sans dégrader mon activité ?
Ce critère conditionne tout le reste. Dans la majorité des cas sans capacité de déplacement réelle, l’option heures pleines / heures creuses devient mécaniquement défavorable, quelle que soit l’attractivité apparente du prix en heures creuses.
Identifier les usages réellement pilotables
Tous les usages ne sont pas égaux face au pilotage horaire. Une analyse pertinente distingue :
- les consommations structurelles et incompressibles (informatique, éclairage de sécurité, process continus) ;
- les consommations pilotables ou modulables, au moins partiellement.
Dans de nombreuses entreprises, les leviers les plus fréquents sont :
- la production et le stockage d’eau chaude ;
- la recharge de véhicules électriques ou d’engins ;
- le froid (anticipation ou décalage de cycles) ;
- la ventilation, le pompage, l’air comprimé ;
- certains cycles de production non critiques.
L’enjeu n’est pas de tout déplacer, mais d’identifier les volumes réellement mobilisables.
Intégrer les contraintes opérationnelles et humaines
Une erreur courante consiste à raisonner uniquement sur le plan technique. Or, la faisabilité dépend aussi :
- des horaires de présence du personnel ;
- des règles de sécurité et de maintenance ;
- des contraintes de qualité ou de continuité de service ;
- de la capacité à automatiser les équipements.
Un usage théoriquement pilotable peut devenir impraticable s’il repose sur des manipulations manuelles ou des organisations complexes.
Passer d’une estimation à une décision sécurisée
Une fois les usages identifiés, l’analyse doit rapprocher :
- le volume de kWh potentiellement déplaçable ;
- l’écart de prix entre heures pleines et heures creuses ;
- le surcoût éventuel de l’abonnement.
Cette approche permet de déterminer si l’économie générée couvre réellement les surcoûts induits, et surtout si elle est robuste dans le temps, notamment face aux évolutions réglementaires à venir.
Réforme des heures creuses à partir de 2025 : comprendre les changements et leurs impacts pour les entreprises
Le dispositif heures pleines / heures creuses n’est pas figé. À partir du 1er novembre 2025, il entre dans une phase d’évolution progressive qui s’étendra jusqu’à 2027. Cette réforme, encore mal comprise, est pourtant déterminante pour les entreprises, car elle modifie en profondeur la logique temporelle de la consommation électrique.
Pourquoi le système évolue aujourd’hui
Historiquement, les heures creuses étaient majoritairement positionnées la nuit, lorsque la demande était faible. Ce schéma correspondait à un mix de production dominé par des moyens pilotables. Or, le système électrique français a changé.
La montée en puissance du solaire photovoltaïque a profondément modifié les périodes où l’électricité est la plus abondante. Désormais, certaines heures de la journée, notamment en milieu d’après-midi, présentent :
- une production élevée ;
- une pression moindre sur le réseau ;
- un intérêt croissant pour le déplacement des consommations.
La réforme vise donc à aligner le signal tarifaire sur la réalité physique du système électrique, afin d’encourager les usages au moment où l’électricité est la plus disponible et la plus décarbonée.
Ce qui change concrètement pour les heures creuses
Le principe des 8 heures creuses par jour reste inchangé. En revanche, leur positionnement évolue progressivement :
- les heures creuses ne seront plus systématiquement concentrées la nuit ;
- une partie des heures creuses sera positionnée en journée, en particulier sur des créneaux de type fin de matinée ou après-midi ;
- selon les zones, les heures creuses pourront être fractionnées, et différer entre l’été et l’hiver.
Ces ajustements sont décidés dans le cadre du TURPE, sous l’autorité de la Commission de régulation de l’énergie, puis déployés localement par le gestionnaire de réseau.
Un déploiement progressif et non uniforme
Il est essentiel de comprendre que cette réforme :
- ne s’applique pas partout au même moment ;
- dépend des contraintes locales du réseau ;
- sera mise en œuvre progressivement entre 2025 et 2027.
Les entreprises seront informées via leurs fournisseurs, à mesure que les plages horaires évolueront sur leurs sites. Il n’existe donc pas de calendrier unique applicable à tous.
Les impacts spécifiques pour les entreprises
Pour les professionnels, cette évolution constitue à la fois un risque et une opportunité.
Côté risques :
- raisonner encore uniquement en « heures creuses de nuit » ;
- dimensionner une stratégie de pilotage qui devient obsolète ;
- subir un désalignement entre organisation interne et nouvelles plages horaires.
Côté opportunités :
- valoriser des usages en journée (process, froid, recharge de flottes) ;
- mieux synchroniser consommation et production renouvelable ;
- renforcer la cohérence entre performance économique et engagements RSE.
Plan d’action entreprise : tirer parti des heures pleines / heures creuses sans perturber l’activité
Comprendre le fonctionnement des heures pleines et heures creuses est une première étape. En tirer un bénéfice durable en est une autre. Pour une entreprise, l’enjeu n’est pas d’appliquer un modèle théorique, mais de mettre en place une démarche pragmatique, compatible avec les contraintes opérationnelles et les objectifs de performance globale.
Étape 1 : cartographier précisément vos usages électriques
Toute stratégie efficace commence par une vision claire de la réalité. Il s’agit d’identifier :
- les principaux postes de consommation par site ;
- leur caractère compressible ou pilotable ;
- leur répartition actuelle entre heures pleines et heures creuses.
Cette cartographie permet de distinguer ce qui relève d’un potentiel d’optimisation réel de ce qui constitue une contrainte structurelle.
Étape 2 : hiérarchiser les leviers actionnables
Tous les usages pilotables n’ont pas le même impact. Il est donc essentiel de prioriser :
- les équipements à fort volume de consommation ;
- les usages faciles à automatiser ;
- les leviers compatibles avec les contraintes humaines et de production.
L’objectif n’est pas de multiplier les actions, mais de concentrer les efforts là où le rapport efficacité / complexité est le plus favorable.
Étape 3 : sécuriser le pilotage dans la durée
Une stratégie heures pleines / heures creuses ne peut pas reposer sur des actions ponctuelles ou manuelles. Elle doit être :
- automatisée, autant que possible ;
- documentée et comprise en interne ;
- capable d’évoluer avec les changements de plages horaires liés à la réforme.
Cela implique parfois des ajustements techniques (programmation, supervision, GTB), mais aussi une coordination entre les fonctions énergie, maintenance et exploitation.
Étape 4 : intégrer la dimension environnementale
Le déplacement des consommations vers les périodes où l’électricité est la plus disponible contribue aussi à réduire l’empreinte carbone indirecte de l’entreprise. Cette dimension est de plus en plus intégrée dans les démarches RSE et les reportings extra-financiers.
Aligner optimisation économique et impact environnemental renforce la cohérence globale de la stratégie énergétique.
Étape 5 : ajuster la stratégie contractuelle
Enfin, la mise en œuvre opérationnelle doit être cohérente avec le contrat d’électricité :
- option tarifaire adaptée ;
- durée et flexibilité du contrat ;
- anticipation des évolutions réglementaires.
Conclusion — Heures pleines / heures creuses
Les heures pleines et heures creuses ne sont ni une astuce tarifaire universelle ni une contrainte subie. Bien comprises et correctement intégrées, elles deviennent un outil de pilotage énergétique à part entière. Chez DUNE Energie, notre mission est d’accompagner les entreprises avec transparence et indépendance, pour transformer un mécanisme réglementaire complexe en décision claire, maîtrisée et alignée avec leurs enjeux.
FAQ — Heures pleines / heures creuses
Combien y a-t-il d’heures creuses par jour pour une entreprise ?
En règle générale, une journée comprend 8 heures creuses et 16 heures pleines, quel que soit le type de client. Ces plages sont définies par le gestionnaire de réseau et peuvent varier selon la localisation du site.
Une entreprise peut-elle choisir ou modifier ses heures creuses ?
Non. Les heures creuses ne sont pas négociables et ne dépendent ni du fournisseur ni du client. Elles sont fixées par le gestionnaire de réseau dans un cadre réglementaire défini par la CRE.
Où trouver les heures creuses sur une facture ou avec un compteur Linky ?
Les plages horaires figurent généralement sur la facture d’électricité, dans l’espace client du fournisseur, et sont enregistrées par le compteur communicant. Pour les entreprises multi-sites.
Les heures pleines / heures creuses sont-elles toujours rentables pour une entreprise ?
Non. L’option n’est rentable que si une part suffisante de la consommation peut être déplacée vers les heures creuses. Sans cette capacité, le surcoût en heures pleines et sur l’abonnement peut annuler les bénéfices.
Qu’est-ce qui change avec la réforme des heures creuses de 2025 ?
Depuis le 1er novembre 2025, les heures creuses évoluent progressivement afin d’intégrer davantage de plages en journée, en lien avec le développement du solaire. Ce déploiement s’étalera jusqu’en 2027 et variera selon les zones géographiques.
Les heures creuses seront-elles identiques toute l’année ?
Pas nécessairement. Avec la réforme, certaines zones pourront connaître des différences entre périodes estivales et hivernales, ou des plages fractionnées. DUNE Energie recommande aux entreprises d’anticiper ces variations pour adapter leur pilotage énergétique et rester cohérentes avec leurs objectifs économiques et RSE.

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