28.09.2026
Chaudière électrique industrielle : un nouvel arrêté CEE à vérifier avant un projet
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Un arrêté publié au Journal officiel le 26 septembre encadre la bonification des certificats d’économies d’énergie (CEE) liés à la fiche IND-UT-141, consacrée au remplacement de chaudières industrielles par des chaudières électriques. Ses dispositions visent les opérations engagées à partir du 27 septembre. Cette publication peut compter pour un projet industriel en préparation. Elle ne crée ni prime automatique pour toutes les entreprises, ni garantie de baisse de la facture : le site doit d’abord vérifier son éligibilité, son besoin de chaleur et les coûts d’électricité qui suivront.
L’arrêté est daté du 18 septembre, a été publié le samedi 26 septembre et prévoit l’application de son article sur la bonification aux opérations engagées dès le lendemain. Il vise le volume de CEE délivrés pour la fiche IND-UT-141 « Chaudière industrielle électrique ». Un CEE est une unité attribuée à une opération reconnue d’économie d’énergie ; le demandeur de CEE valorise ces unités selon les règles du dispositif. Le coefficient de bonification ne constitue pas une somme d’argent directement versée au site. Consulter l’arrêté du 18 septembre sur Légifrance.
La fiche IND-UT-141 a été créée par un premier arrêté daté du 1er septembre et publié le 4 septembre. Elle concerne l’industrie et la production d’un fluide de chaleur à plus de 110 °C par des chaudières électriques neuves en remplacement total des chaudières à combustible alimentant le circuit concerné. La fiche exige notamment une étude de dimensionnement et fixe des plafonds de puissance inférieurs à 20 MW pour les chaudières à combustible existantes et les chaudières électriques concernées. Elle s’applique aux opérations engagées avant le 1er septembre 2031. Lire la fiche et ses conditions dans l’arrêté du 1er septembre.
Le texte du 26 septembre reprend un paragraphe de bonification qui figurait déjà dans l’arrêté du 1er septembre. L’articulation exacte de ces deux rédactions et la formule du coefficient, intégrée comme image dans les textes consultables, doivent être contrôlées dans la version consolidée avant tout chiffrage. La note ne propose donc ni montant de prime ni comparaison de coefficients non vérifiée.
Une chaudière électrique remplace du combustible par de l’électricité pour produire la chaleur du procédé. Le coût futur dépend du nombre d’heures de fonctionnement, du rendement réel, du prix de fourniture négocié, de la puissance appelée, de l’acheminement et des taxes applicables. La puissance thermique de la chaudière, utilisée dans la fiche CEE, ne se confond pas avec la puissance électrique à souscrire. Le coût de raccordement ou de renforcement du réseau peut aussi compter selon le site. Le prix spot du marché de gros n’est pas le prix final garanti par un contrat professionnel.
Avant de comparer deux solutions, chiffrer la chaleur effectivement nécessaire sur l’année et lors des pointes. Un équipement dimensionné sur une pointe rare peut peser sur la puissance souscrite ; un dimensionnement insuffisant peut ne pas couvrir le procédé. Les heures de fonctionnement et l’accès éventuel à une offre de flexibilité changent également le résultat. Ces paramètres exigent les données techniques du site et des offres écrites ; aucun pourcentage d’économie général ne serait fiable.
Schéma de vérification établi à partir de la fiche IND-UT-141 (publiée le 4 septembre 2026) et de l’arrêté du 18 septembre (publié le 26 septembre). Il n’est pas une méthode de calcul de prime. Consulter la fiche.
Un site industriel concerné peut demander à son bureau d’études et au demandeur de CEE une confirmation écrite de la version de la fiche utilisée, de la date d’engagement retenue, de la formule de bonification applicable et du traitement des équipements de secours. Le devis doit permettre de distinguer investissement, travaux électriques, éventuel raccordement et rémunération CEE. La comparaison économique doit reprendre le gaz ou autre combustible évité et la future électricité consommée sur la même période et pour la même chaleur utile.
Pour les autres sites, la priorité de cette semaine est plutôt opérationnelle : Météo-France prévoyait le 25 septembre encore de la chaleur en début de semaine, suivie d’une dégradation pluvieuse. Une entreprise climatisée peut rapprocher ces prévisions de sa consommation et de ses pointes sans en déduire un mouvement précis du prix de marché. RTE a documenté le rôle de la climatisation dans la demande électrique de l’été 2026 ; ces données historiques ne préjugent pas du prix de livraison de cette semaine.
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