27.10.2026
L'État libère des stocks de gazole, le gaz européen au plus haut
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Recevoir le livre blancLire la politique de confidentialitéLe 24 octobre, le gouvernement a publié un décret qui organise la vente d'une partie des stocks stratégiques de gazole et de fioul. La veille, le prix du gaz européen a atteint son plus haut niveau depuis 2022. Ces deux faits concernent les entreprises qui achètent du carburant, du fioul ou du gaz.
Le décret du 23 octobre 2026 a été publié au Journal officiel le samedi 24 octobre. Il autorise la Sagess, société qui gère une partie des stocks de sécurité pétroliers français, à vendre ces stocks. Trois produits sont concernés : le gazole, le fioul domestique et le pétrole lampant. Le volume est plafonné à 1,6 milliard de litres, vendus jusqu'au 31 janvier 2027. Pour en savoir plus, consultez l'article de L'Officiel des métiers.
Ces stocks sont vendus à leur coût moyen d'achat, et non au prix du marché du jour. Les distributeurs doivent transmettre l'économie obtenue à leurs clients. Selon le gouvernement, cité par L'Express, la baisse attendue est de 12 à 18 centimes par litre de gazole. La mesure avait été annoncée début octobre. Le 23 octobre, le baril de pétrole Brent valait 114,61 dollars, son plus haut niveau depuis début mai, selon l'Agence France-Presse. Pour en savoir plus, consultez l'article de L'Express.
Sont concernées les entreprises qui achètent du gazole pour leurs véhicules ou du fioul pour chauffer leurs locaux : artisans, transporteurs, bâtiment, commerces. Les vendeurs peuvent appliquer la baisse dès le 1er novembre 2026. Ils doivent l'avoir entièrement transmise au plus tard le 31 mars 2027. Pour un achat professionnel, le montant hors taxes de l'avantage doit figurer sur la facture ou un document joint.
Le décret ne fixe pas le prix à la pompe, mais le prix de cession des stocks aux distributeurs. Le prix payé par l'entreprise dépend toujours du marché du pétrole et de son fournisseur. Selon L'Officiel des métiers, le gazole non routier, utilisé par les engins agricoles et de chantier, ne figure pas parmi les produits visés.
Le vendredi 23 octobre, vers 13 h 40, le gaz livré le mois suivant aux Pays-Bas, prix de référence en Europe, valait 93,72 euros le mégawattheure (MWh, soit 1 000 kilowattheures). Selon l'Agence France-Presse, c'est son plus haut niveau depuis 2022. Le 13 octobre, il valait 86,19 euros. La hausse atteint environ 9 % en dix jours. Pour en savoir plus, consultez la dépêche de l'Agence France-Presse publiée par Connaissance des Énergies.
Le 23 octobre, l'Agence France-Presse rapportait des attaques des rebelles houthis du Yémen contre des installations pétrolières et des aéroports saoudiens. Elle rappelait aussi que le détroit d'Ormuz, passage d'une partie du gaz liquéfié du Golfe, est en grande partie bloqué depuis début mai. Le 23 octobre, les stocks de gaz de l'Union européenne étaient remplis à 74,6 %, selon les opérateurs de stockage. Le 24 octobre 2025, ils l'étaient à 82,9 %. Le 24 octobre 2026, le taux atteignait 87,2 % en France. Pour consulter les données de stockage.
L'effet dépend du contrat de chaque entreprise. Un prix de fourniture indexé sur le marché suit la hausse selon la formule prévue au contrat. Un prix fixe ne change pas jusqu'à l'échéance du contrat. Pour un nouveau contrat, le prix proposé dépend des conditions du marché au moment de la signature. Le prix du marché de gros ne correspond pas au prix payé : la facture comprend aussi l'acheminement, les taxes et la marge du fournisseur.
Le 21 octobre, la Commission de régulation de l'énergie a publié une note sur les prix négatifs de l'électricité. Un prix négatif est une heure où le prix de l'électricité, achetée la veille pour le lendemain sur le marché de gros, passe sous zéro. Au 8 octobre 2026, la France en comptait 568 heures depuis le début de l'année.
Ce nombre augmente chaque année : 147 heures en 2023, 361 en 2024, 513 en 2025. Selon le régulateur, ces heures correspondent à des périodes d'offre très abondante. Il n'y voit pas un dysfonctionnement du marché, mais un manque de flexibilité, c'est-à-dire de capacité à déplacer consommation ou production d'une heure à l'autre. Pour en savoir plus, consultez la note de la Commission de régulation de l'énergie.
Ces heures n'ont d'effet direct que pour les entreprises dont le contrat suit le prix horaire du marché. Un contrat à prix fixe n'en tient pas compte. Pour ces entreprises, l'effet dépend aussi de la capacité du site à décaler une partie de sa consommation vers ces heures, par exemple pour le froid ou la recharge de véhicules.
Un décret publié le 24 octobre organise la vente de 1,6 milliard de litres de stocks stratégiques de gazole et de fioul, à leur coût d'achat. La baisse peut s'appliquer dès le 1er novembre et doit figurer sur les factures. Le 23 octobre, le prix du gaz européen a atteint 93,72 euros le MWh, son plus haut niveau depuis 2022. L'effet sur chaque entreprise dépend de son contrat. Enfin, le régulateur a recensé un nombre record d'heures à prix négatif en 2026, qui concernent surtout les contrats indexés sur le prix horaire.
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