30.10.2025
TICGN 2026 (accise sur le gaz naturel) : ce qui change et comment optimiser
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Recevoir le livre blancLire la politique de confidentialitéLa TICGN (Taxe Intérieure sur la Consommation de Gaz Naturel) correspond à un impôt qui s’applique à toute consommation de gaz naturel livrée aux utilisateurs finaux en France, qu’il s’agisse de particuliers, d’entreprises ou de collectivités.
Depuis 2022, cette fiscalité s’inscrit dans le régime des accises défini par le Code des Impositions sur les Biens et Services (CIBS), et porte désormais la dénomination d’'accise sur les gaz naturels. Elle concerne spécifiquement les usages du gaz naturel comme combustible, notamment pour le chauffage, la production de chaleur ou encore certains procédés industriels.
En revanche, cet encadrement ne s’applique pas aux usages carburant, lorsque le gaz est destiné à alimenter des véhicules fonctionnant au GNV (gaz naturel pour véhicules), qui relèvent d’une tarification distincte.
Dans un environnement réglementaire en évolution permanente, bien comprendre les mécanismes de cette taxe devient un levier clé pour piloter efficacement ses dépenses énergétiques. DUNE Energie vous accompagne pour décrypter ces enjeux, identifier des pistes d’optimisation et comparer les offres de gaz adaptées à votre profil.
Nous vous aidons à optimiser vos frais d’acheminement (TURPE) et à bénéficier des exonérations fiscales adaptées auxquelles vous êtes éligible (TICFE, TICGN).
La TICGN contribue au financement du budget de l’État et de certaines politiques publiques liées à l’énergie, comme :
Cette taxe vise aussi à responsabiliser les consommateurs en intégrant davantage le coût environnemental de l’énergie fossile dans les prix de marché.
La TICGN est due par :
Elle figure sur la facture de gaz sous la mention "Accise sur les gaz naturels (ex-TICGN)", généralement exprimée en €/MWh.
Le montant de la TICGN dépend de deux éléments :
Exemple :Une entreprise consommant 100 MWh depuis le 1ᵉʳ août 2026 paiera : 100 × 16,66 € = 1 666 € de TICGN sur cette période.
Il existe deux grands types d'usages du gaz naturel : usage combustible (chauffage, production de chaleur, procédés industriels) et usage carburant (GNV/bioGNV).
Cette distinction est fondamentale, car le tarif, les exonérations et les obligations déclaratives diffèrent selon l'usage.
Ainsi, une entreprise possédant à la fois un réseau de chauffage industriel et une flotte de véhicules GNV sera soumise à deux régimes distincts.
Le terme "TICGN" tend à disparaître progressivement au profit du terme "accise", depuis l'entrée en vigueur du CIBS en 2022.
Ce changement ne modifie pas le fond du dispositif : il s'agit simplement d'une harmonisation terminologique avec le reste de l'Union européenne.
Le CIBS regroupe désormais toutes les impositions sur la consommation énergétique :
Cette réforme vise à simplifier la lecture fiscale et à uniformiser les règles de déclaration et de perception auprès de la DGFiP (Direction générale des Finances publiques).
Chaque année, le tarif de la TICGN désormais accise sur les gaz naturels est actualisé pour tenir compte de l'inflation et des ajustements budgétaires. Nouveauté importante : depuis 2026, la révision annuelle du tarif n'a plus lieu au 1ᵉʳ janvier mais au 1ᵉʳ février.
L'année 2026 est marquée par trois périodes tarifaires distinctes.
Pendant le mois de janvier 2026, le tarif reste fixé au niveau appliqué depuis le 1ᵉʳ août 2025, soit 15,43 €/MWh. Cette continuité s'explique par le décalage du calendrier fiscal : la révision annuelle liée à l'inflation intervient désormais au 1ᵉʳ février.
Le 1ᵉʳ février 2026, le tarif normal de l'accise sur les gaz naturels à usage combustible a été porté à 16,39 €/MWh, soit une hausse d'environ +6,2 % par rapport au tarif en vigueur depuis août 2025.
Ce tarif se décompose en deux briques distinctes :
Ce tarif s'est appliqué jusqu'au 31 juillet 2026.
Depuis le 1ᵉʳ août 2026, le tarif de l'accise sur les gaz naturels est de 16,66 €/MWh (+0,27 €/MWh). L'accise a donc évolué deux fois en 2026 : 16,39 €/MWh du 1ᵉʳ février au 31 juillet 2026, puis 16,66 €/MWh depuis le 1ᵉʳ août 2026.
Exemple :Une entreprise consommant 250 MWh de gaz entre février et décembre 2026, dont 125 MWh avant le 1ᵉʳ août et 125 MWh après, paiera : 125 × 16,39 € + 125 × 16,66 € = 4 131,25 € de TICGN pour cette période.
Le tarif reste inchangé en 2026 : 5,23 €/MWh (soit 0,00523 €/kWh).
Ce taux réduit est conservé afin de soutenir le développement du GNV et du bioGNV, considérés comme des alternatives moins polluantes aux carburants traditionnels.
L'évolution des tarifs de la TICGN en 2026 s'inscrit dans le prolongement de la réforme de la TVA énergétique entrée en vigueur le 1ᵉʳ août 2025.
Depuis cette date et sans changement en 2026, l'intégralité de la facture (abonnement, consommation, taxes et contributions) est soumise au taux normal de 20 %. Le taux réduit historique de 5,5 % sur la part "abonnement" a été définitivement supprimé.
Cette réforme vise à harmoniser la fiscalité de l'énergie avec les règles européennes.
Résultat : un taux de TVA unique simplifie nettement la lecture comptable des factures par rapport à la situation antérieure à août 2025.
La CTA (Contribution Tarifaire d'Acheminement) reste une taxe qui sert à financer les droits spécifiques d'assurance vieillesse des personnels des industries électriques et gazières (GRDF, Enedis, etc.).
Elle est calculée sur la part fixe du tarif d'acheminement. Pour le gaz, la CTA reste égale à 20,80 % de la part fixe du tarif de distribution (4,71 % pour les sites raccordés au transport), et elle est soumise à la TVA au taux normal de 20 %. La baisse à 15 % intervenue le 1ᵉʳ février 2026 concerne uniquement l'électricité.
Trois raisons principales expliquent cette évolution :
Certaines entreprises peuvent bénéficier d'un taux réduit ou même d'une exonération totale de la TICGN (accise sur les gaz naturels).
Ces régimes spécifiques visent à protéger les secteurs industriels intensifs en énergie, à prévenir les risques de délocalisation et à soutenir les activités de valorisation énergétique (comme la cogénération ou le biogaz).
Ces avantages fiscaux sont encadrés par le Code des impositions sur les biens et services (CIBS) et gérés depuis le 1ᵉʳ janvier 2022 par la DGFiP (via le Service des Impôts des Entreprises SIE), et non plus par la DGDDI.
Une exonération totale de TICGN peut être accordée dans les situations suivantes :
Les entreprises ne remplissant pas les conditions d'exonération totale peuvent parfois bénéficier d'un taux réduit. Ces taux restent inchangés en 2026 :
Rappel réglementaire : est considérée comme énergo-intensive toute entreprise pour laquelle les achats d'énergie atteignent au moins 3 % de la valeur de la production, ou dont les taxes énergétiques annuelles représentent plus de 0,5 % de la valeur ajoutée.
Les exonérations ou réductions ne sont pas automatiques. Depuis 2022, la demande est à adresser directement au fournisseur de gaz (et non plus à la DGDDI), via les formulaires CERFA 1619701 ou CERFA 1619702.
Étapes principales :
À noter :
Pour sécuriser l'application de ces dispositifs :
L'application correcte de la TICGN ou accise sur les gaz naturels, repose sur une bonne compréhension des règles fiscales et sur une gestion rigoureuse des données de consommation.
Une erreur dans la déclaration ou la facturation peut entraîner un redressement fiscal ou la perte d'un avantage (exonération, taux réduit).
Voici une check-list complète pour sécuriser votre conformité en 2026.
Avant toute déclaration ou vérification :
Astuce : un même site industriel peut relever de plusieurs régimes fiscaux selon les usages. Il est donc recommandé de segmenter les volumes par poste ou par activité.
Les services fiscaux exigent la preuve de l'affectation énergétique du gaz. Cela passe par :
En cas de demande d'exonération, ces pièces sont indispensables pour démontrer la conformité du profil de consommation.
Chaque entreprise doit s'assurer que :
Bon réflexe : si votre fournisseur ne met pas à jour le tarif au 1ᵉʳ février puis au 1ᵉʳ août 2026, vous pouvez demander une régularisation ou corriger lors de la déclaration annuelle.
Les entreprises assujetties directement à l'accise (autoproduction, importation, achats transfrontaliers) doivent :
En cas d'erreur ou d'oubli, il est possible de rectifier la déclaration en cours d'exercice.
Depuis le transfert de compétence des douanes vers la DGFiP, les contrôles portent notamment sur :
Un audit interne annuel est conseillé pour détecter toute anomalie avant un contrôle.
Les pouvoirs publics poursuivent l'harmonisation complète des accises énergétiques (gaz, électricité, produits pétroliers). Les prochaines évolutions possibles :
Rester informé de ces évolutions permet d'éviter les mauvaises surprises lors des prochaines mises à jour fiscales, notamment la révision annoncée pour le 1ᵉʳ février 2027.
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