04.09.2026
Prix du kWh professionnel en 2026 : tarifs, évolution et comparatif
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Gestion de l'énergie
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Recevoir le livre blancLire la politique de confidentialité*Observatoire mis à jour le 4 septembre 2026. Prochaine actualisation prévue au quatrième trimestre 2026.*
Si vous cherchez un repère chiffré, le voici tout de suite. D'après les statistiques Eurostat sur les consommateurs non résidentiels en France, le prix du kWh professionnel s'établissait au second semestre 2025 à 0,1946 euro par kWh pour une entreprise consommant entre 20 et 499 MWh par an, et à 0,1534 euro par kWh entre 500 et 1 999 MWh, hors TVA et hors taxes récupérables. Ces montants sont des moyennes constatées, pas des offres commerciales.
Un avertissement s'impose dès maintenant, car il conditionne toute la lecture. Il n'existe aucune publication officielle donnant un prix du kWh par profil de compteur professionnel, du type « C4 égale tant, C5 égale tant ». Les prix de fourniture aux entreprises résultent de contrats négociés de gré à gré, dont personne ne publie la grille. Toute page qui affiche un tel tableau vous propose une reconstitution, pas une donnée officielle. Ce que l'on peut en revanche établir avec précision, et c'est l'objet de cet observatoire, ce sont les moyennes réellement constatées, la composition exacte de votre facture et les paramètres publics qui la font bouger.
La seule source publique qui mesure le prix effectivement payé par les entreprises françaises est l'enquête semestrielle d'Eurostat sur les consommateurs non résidentiels. Elle ne raisonne pas par profil de compteur mais par bande de consommation annuelle, ce qui est en réalité plus pertinent pour vous situer : c'est votre volume qui détermine votre pouvoir de négociation, bien plus que la référence administrative de votre point de livraison.
Voici les valeurs les plus récentes disponibles à la date de mise à jour de cette page.
Prix moyens de l'électricité pour les consommateurs non résidentiels en France, second semestre 2025, en euros par kWh
| Bande de consommation annuelle | Hors toutes taxes | Hors TVA et taxes récupérables |
|---|---|---|
| Moins de 20 MWh (bande IA) | 0,2289 | 0,2688 |
| 20 à 499 MWh (bande IB) | 0,1638 | 0,1946 |
| 500 à 1 999 MWh (bande IC) | 0,1297 | 0,1534 |
| 2 000 à 19 999 MWh (bande ID) | 0,1068 | 0,1212 |
| 20 000 à 69 999 MWh (bande IE) | 0,0782 | 0,0853 |
| 70 000 à 149 999 MWh (bande IF) | 0,0681 | 0,0715 |
| 150 000 MWh et plus (bande IG) | 0,0608 | 0,0614 |
| Toutes bandes confondues | 0,1228 | 0,1414 |
*Source : Eurostat, série nrg_pc_205, France, période de référence : second semestre 2025. Dernière donnée publiée à la date du 4 septembre 2026. La colonne « hors toutes taxes » couvre la fourniture et l'acheminement. La colonne « hors TVA et taxes récupérables » ajoute les taxes non récupérables.*
Comment vous situer. Repérez votre consommation annuelle en MWh, qui figure sur votre facture. Une boulangerie ou un cabinet de conseil relèvent en général de la bande IA, un supermarché de quartier ou un atelier de la bande IB, un site industriel de taille moyenne ou un siège tertiaire de la bande IC. Comparez ensuite votre prix moyen tout compris, c'est à dire votre facture annuelle hors TVA divisée par votre consommation annuelle en kWh, avec la colonne de droite. Pour ne comparer que la partie énergie, utilisez la colonne de gauche et retirez les taxes de votre calcul.
Deux précautions. Ces valeurs sont des moyennes de contrats en cours, signés à des dates très différentes, dont certains pendant la crise de 2022 et 2023 : elles décrivent ce que le parc d'entreprises paie, pas ce qu'un contrat signé aujourd'hui coûterait. Par ailleurs, la segmentation dite C1 à C5 du gestionnaire de réseau renvoie au niveau de raccordement et à la puissance souscrite, pas au volume consommé : elle détermine votre tarif d'acheminement, pas votre prix de fourniture.
Le prix affiché sur votre facture n'est pas un prix unique : c'est un empilement de quatre postes, dont un seul se négocie. La Commission de régulation de l'énergie décrit cette construction dite « par empilement des coûts » pour les tarifs réglementés, et la logique est la même pour une offre de marché.
Les montants publics à connaître, à la date de cette mise à jour. Le TURPE a augmenté de 3,04 % pour les clients raccordés en HTA et en BT et de 3,34 % pour les clients raccordés en HTB au 1er août 2026, en application des délibérations de la CRE du 21 mai 2026 publiées le 8 juin 2026. Ces barèmes s'inscrivent dans la période tarifaire TURPE 7, entrée en vigueur le 1er août 2025 pour quatre ans. Nous détaillons les composantes et les options tarifaires dans notre ressource dédiée au TURPE 2026.
Côté fiscalité, la CRE indique un tarif d'accise de 30,85 euros par MWh pour les ménages et assimilés et de 26,58 euros par MWh pour les entreprises depuis le 1er février 2026. Au 1er août 2026, l'accise applicable aux souscriptions inférieures ou égales à 36 kVA a été ramenée à 30,62 euros par MWh. Selon les barèmes publiés par EDF pour ses clients entreprises, le tarif applicable aux souscriptions supérieures à 36 kVA (catégorie entreprises) s'établit à 26,35 euros par MWh à cette même date, et des tarifs réduits s'échelonnant de 0,05 à 1,00 centime d'euro par kWh existent selon le cas d'usage déclaré. Beaucoup d'entreprises éligibles ne les demandent pas : le sujet est traité en détail dans notre page sur l'accise sur l'électricité, montant, calcul et exonérations. La CTA, elle, est assise sur la part fixe du TURPE et son taux a été abaissé au 1er février 2026 à 15 % pour les sites raccordés au réseau de distribution et à 5 % pour ceux raccordés au réseau de transport.
Le point à retenir est structurel. La fourniture est la seule brique négociable, et sur un site professionnel raccordé en basse tension elle ne représente en général qu'environ la moitié du prix hors TVA. Autrement dit, changer de fournisseur agit sur une moitié de facture. L'autre moitié ne s'améliore pas en négociant : elle s'optimise en agissant sur la puissance souscrite, sur l'option tarifaire d'acheminement et sur les exonérations fiscales auxquelles vous avez droit.
Deux entreprises voisines, même métier, même surface, peuvent payer du simple au double. Ce n'est pas une anomalie de marché, c'est la conséquence mécanique de cinq paramètres.
La date de signature. C'est de très loin le premier facteur, et le plus contre-intuitif. Un contrat pluriannuel signé fin 2022, au plus fort de la crise énergétique, peut encore courir aujourd'hui à un niveau sans rapport avec les conditions actuelles. Le fournisseur a acheté votre volume au moment de la signature : votre prix reflète les cotations de ce jour là. Un dirigeant qui a signé en 2023 et son voisin qui a signé en 2026 comparent en réalité deux marchés différents.
Le profil de consommation et la courbe de charge. Consommer 500 MWh régulièrement, du lundi au vendredi en journée, ne coûte pas la même chose que consommer les mêmes 500 MWh de façon très irrégulière, avec des pointes en soirée d'hiver. Le fournisseur doit couvrir votre courbe de charge sur les marchés : plus elle est prévisible et plate, moins la couverture est chère.
La puissance souscrite. Elle détermine la part fixe de votre TURPE et l'assiette de votre CTA. Une puissance surdimensionnée, souvent héritée d'un usage ancien du site, vous fait payer un abonnement de réseau pour une capacité inutilisée.
La structure tarifaire et la durée d'engagement. Prix fixe sur toute la durée, prix indexé sur un indice de marché, offre partiellement fixée : chaque structure déplace le risque entre vous et le fournisseur, et ce transfert se paie. De même, un engagement d'un an et un engagement de trois ans ne se cotent pas au même niveau, parce qu'ils n'exposent pas le fournisseur aux mêmes aléas.
À cela s'ajoute une réalité de marché : selon l'observatoire des marchés de détail publié par la CRE le 2 juillet 2026, 70,8 % des sites non résidentiels sont en offre de marché, soit 3,83 millions de sites, et le début de l'année 2026 a été marqué par des taux de changement de fournisseur élevés sur ce segment. La concurrence existe, mais elle ne profite qu'aux entreprises qui la mettent en jeu au bon moment.
Le contexte de marché s'est nettement détendu, et les données publiques le confirment. Dans son bilan du premier semestre 2026 publié le 16 juillet 2026, RTE indique que « le prix français s'est établi en moyenne à 61,9 euros par MWh contre 66,7 euros par MWh en 2025 » sur le marché spot, c'est à dire le marché du jour pour le lendemain. Sur les marchés à terme, RTE relève que le prix du produit calendaire pour livraison l'année suivante « a atteint 54,02 euros par MWh en 2026 contre 64,6 euros par MWh en 2025 ». Le même bilan compte 407 heures de prix spot négatifs sur le semestre, contre 363 un an plus tôt.
Ces cotations concernent l'énergie seule, sur le marché de gros. Elles ne sont pas votre prix : entre les 54 euros par MWh d'un produit baseload calendaire, c'est à dire une livraison constante sur toute l'année, et le prix de votre contrat, il faut ajouter la couverture de votre profil, les garanties de capacité, les certificats d'économies d'énergie, la marge du fournisseur, puis le TURPE et les taxes. Elles indiquent en revanche la direction du vent, et elle est baissière. Eurostat mesure un recul de 14,1 % des prix de l'électricité pour les consommateurs non résidentiels français entre le second semestre 2024 et le second semestre 2025.
Deux évolutions réglementaires jouent en sens inverse et méritent votre attention. D'abord la fin de l'ARENH, le dispositif d'accès régulé à l'électricité nucléaire historique, qui a pris fin le 31 décembre 2025. Depuis le 1er janvier 2026, les fournisseurs s'approvisionnent intégralement sur les marchés ou avec leurs propres moyens de production, et un nouveau mécanisme, le versement nucléaire universel, s'applique. Ensuite les composantes réglementées qui, elles, montent : le TURPE progresse de 3,04 % en distribution au 1er août 2026, et la CRE a estimé que cette hausse induisait à elle seule environ 1 % d'augmentation sur les tarifs réglementés.
Sur la suite, la prudence est de mise et nous ne donnerons pas de pronostic. Les facteurs à surveiller sont connus : la disponibilité du parc nucléaire, la demande européenne, le prix du gaz qui reste marginal sur de nombreuses heures de cotation, la trajectoire du TURPE dans le cadre de TURPE 7 et les décisions fiscales prises en loi de finances. C'est précisément parce que ces facteurs sont volatils que le calendrier de signature compte davantage que la négociation elle même.
Le sujet est mal compris, parce que le droit a changé deux fois en cinq ans, dans deux directions opposées. Un rappel s'impose avant de parler de niveaux de prix.
Le tarif réglementé de vente d'électricité reste ouvert aux professionnels, mais sous conditions strictes. La loi n° 2024-330 du 11 avril 2024 a élargi l'éligibilité à compter du 1er février 2025. Peuvent souscrire les structures qui emploient moins de dix personnes et dont le chiffre d'affaires, les recettes ou le total de bilan annuels n'excèdent pas deux millions d'euros. Ces entreprises ne sont plus limitées aux sites de 36 kVA au plus : au-delà de ce seuil, elles peuvent souscrire les tarifs jaune et vert, rétablis à la même date (voir plus bas).
Sur les niveaux, la dernière évolution connue à la date de cette mise à jour porte sur le 1er août 2026. Pour les consommateurs non résidentiels éligibles, l'évolution s'établit à + 2,93 % hors taxes et + 2,35 % TTC, soit 4,74 euros par MWh hors taxes, sur la base de la délibération de la CRE n° 2026-147 du 15 juillet 2026. Cette hausse se décompose principalement entre la composante capacité, l'acheminement et les certificats d'économies d'énergie. À titre de comparaison, la CRE avait proposé une évolution moyenne de + 2,5 % TTC pour les clients résidentiels à la même date, soit environ 5,98 euros par MWh TTC.
Le tarif réglementé n'est ni systématiquement le moins cher ni systématiquement le plus cher : il constitue une référence publique et un filet de sécurité. Pour aller plus loin, consultez nos pages tarif bleu EDF pro et fin des TRV EDF.
Le tarif jaune couvre les sites en basse tension de plus de 36 kVA et le tarif vert les sites raccordés en HTA. Supprimés fin 2015, ces deux tarifs ont été rétablis le 1er février 2025 par la loi n° 2024-330 du 11 avril 2024, mais seulement pour les très petites entreprises éligibles : moins de dix salariés et un chiffre d'affaires, des recettes ou un total de bilan de deux millions d'euros au plus. Les autres entreprises restent en offre de marché.
Pour une très petite structure qui exploite un site de forte puissance, une petite commune ou une copropriété par exemple, il est donc utile de comparer ce tarif réglementé avec les offres de marché. Le détail est traité dans nos ressources tarif jaune EDF pro et tarif vert EDF pro.
Une fois que vous avez situé votre prix dans le tableau plus haut, trois leviers sont actionnables, et ils ne se valent pas.
Premier levier, renégocier au bon moment. C'est le levier dominant, et le plus mal exploité. Le prix obtenu dépend d'abord du niveau des cotations le jour où votre fournisseur couvre votre volume, ensuite seulement de votre habileté à négocier. Concrètement : surveiller le marché plusieurs mois avant l'échéance, disposer d'une offre prête à signer et pouvoir décider vite quand une fenêtre s'ouvre. Signer trois semaines avant la fin d'un contrat revient à accepter la cotation du jour, quelle qu'elle soit. C'est exactement ce que fait un courtier indépendant comme DUNE Energie : mettre plusieurs fournisseurs en concurrence quand le marché est favorable, pas quand votre contrat expire.
Deuxième levier, ajuster la puissance souscrite et l'option tarifaire. Ce levier n'agit pas sur la fourniture mais sur l'acheminement et sur la CTA, donc sur la partie non négociable de la facture. Une puissance surdimensionnée se paie tous les mois. Une option tarifaire mal choisie, qui ne correspond pas à la répartition réelle de votre consommation entre les différentes plages horaires, se paie également. Un examen de votre courbe de charge sur douze mois permet de trancher.
Troisième levier, récupérer les taxes récupérables. Les tarifs réduits d'accise existent pour un certain nombre de cas d'usage déclarés, notamment certains procédés industriels et certaines activités électro-intensives. Ils supposent une attestation transmise au fournisseur et une régularisation annuelle. Beaucoup d'entreprises éligibles ne les ont jamais activés, parfois sur plusieurs années. Le sujet vaut d'être instruit avant toute renégociation, car il porte souvent sur des montants supérieurs au gain d'une négociation de fourniture.
La bonne séquence est donc la suivante : établir votre prix moyen réel, le comparer aux références du tableau, vérifier votre puissance souscrite et vos éligibilités fiscales, puis seulement mettre le marché en concurrence à une date choisie. Pour comparer vos conditions actuelles à ce que le marché propose aujourd'hui, utilisez notre comparateur d'électricité et de gaz pour les professionnels ou notre page comparatif des prix de l'électricité 2026.
Il n'existe pas de prix unique. La dernière mesure publique disponible, l'enquête Eurostat sur les consommateurs non résidentiels français au second semestre 2025, donne 0,1946 euro par kWh pour une consommation de 20 à 499 MWh par an et 0,1534 euro par kWh de 500 à 1 999 MWh, hors TVA et taxes récupérables. Votre prix dépend de votre volume, de votre profil et surtout de votre date de signature.
Parce que le prix de fourniture est figé au jour de la signature du contrat. Un engagement conclu pendant la crise de 2022 et un engagement conclu en 2026 reflètent deux marchés différents. S'ajoutent le profil de consommation, la puissance souscrite, la durée d'engagement et la structure tarifaire choisie. Ces cinq paramètres combinés expliquent des écarts qui peuvent aller du simple au double entre deux sites comparables.
Seule la fourniture se négocie, c'est à dire l'approvisionnement en énergie, les garanties de capacité, les coûts de commercialisation et la marge du fournisseur. Sur un site raccordé en basse tension, cette part représente en général environ la moitié du prix hors TVA. Le TURPE et les taxes sont identiques quel que soit le fournisseur : ils s'optimisent autrement, par la puissance souscrite et les exonérations fiscales.
Oui, mais seulement les très petites structures. Depuis le 1er février 2025, en application de la loi n° 2024-330 du 11 avril 2024, sont éligibles les entités employant moins de dix personnes et dont le chiffre d'affaires, les recettes ou le total de bilan annuels ne dépassent pas deux millions d'euros. Le plafond de 36 kVA a été levé pour ces bénéficiaires : les tarifs jaune (basse tension au-delà de 36 kVA) et vert (HTA), supprimés fin 2015, leur sont de nouveau ouverts depuis cette date.
Pas à l'échéance, mais avant. L'idéal est de suivre les cotations plusieurs mois à l'avance et de disposer d'une offre prête à signer, afin de pouvoir décider dans une fenêtre favorable. Signer trois semaines avant la fin de votre contrat revient à accepter le prix du jour sans marge de manœuvre. Le calendrier pèse davantage sur le résultat final que la négociation commerciale elle même.
Par empilement de quatre postes. La fourniture couvre l'approvisionnement en énergie, les garanties de capacité, la commercialisation et la marge. L'acheminement correspond au TURPE, fixé par la CRE et identique pour tous les fournisseurs. S'ajoutent les taxes non récupérables, principalement l'accise sur l'électricité et la CTA assise sur la part fixe du TURPE. Enfin la TVA à 20 %, récupérable pour les entreprises assujetties.
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