Chaque année, des milliers d’entreprises découvrent trop tard que leur contrat d’électricité ne correspond plus à leur situation réelle. Derrière ce constat, une même inquiétude revient sans cesse : vais-je perdre un tarif protecteur, subir une hausse imprévisible ou devoir changer de contrat sans en maîtriser les conséquences ?
Le sujet est plus complexe qu’il n’y paraît. Le tarif réglementé de vente d’électricité (TRV) n’a pas disparu brutalement, mais il a profondément évolué au fil des réformes successives. Entre la fin d’éligibilité pour certaines entreprises, l’extension récente du TRV à certaines TPE, la disparition programmée de l’ARENH et l’arrivée de nouveaux mécanismes de régulation à partir de 2026, il est facile de confondre les notions, les dates et les impacts réels sur la facture.
Cet article a pour objectif de vous apporter une lecture claire, structurée et fiable de la situation. Pas pour alimenter des craintes ou des raccourcis, mais pour vous permettre de comprendre précisément ce que recouvre la « fin du TRV EDF », qui est réellement concerné, et pourquoi ces changements modifient en profondeur la manière dont les entreprises doivent piloter leur budget énergie.
Dans cet article vous y découvrirez :
- ce que signifie réellement la fin du TRV selon votre profil d’entreprise ;
- comment distinguer les effets réglementaires des effets de marché ;
- quels sont les véritables risques… mais aussi les opportunités ;
- et surtout, quelles décisions concrètes anticiper pour sécuriser vos coûts énergétiques dans la durée.
Chez DUNE Energie, courtier indépendant spécialisé dans l’accompagnement des professionnels, nous sommes convaincus qu’une stratégie énergétique performante commence par la compréhension.
Notre rôle n’est pas de pousser une offre, mais de vous donner les clés de lecture nécessaires pour décider en connaissance de cause, avec une transparence totale sur les mécanismes, les partenaires et les impacts. Avec DUNE Energie , vous bénéficiez d’un accompagnement pour sécuriser vos contrats, optimiser vos coûts et gagner un temps précieux.
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TRV, TRVE, « TVR » : de quoi parle-t-on exactement ?
Avant d’analyser ce qui change et pour qui, il est indispensable de poser des définitions claires. La majorité des confusions autour de la « fin du TRV EDF » provient d’un mélange de notions réglementaires distinctes, souvent résumées à tort sous un même terme.
Le TRV d’électricité : une offre réglementée, pas un simple prix
Le tarif réglementé de vente d’électricité (TRV) est une offre dont les prix sont fixés par les pouvoirs publics, sur proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE).
Contrairement aux offres de marché, le TRV ne résulte pas d’une négociation commerciale entre un client et un fournisseur : il repose sur un cadre légal précis inscrit dans le Code de l’énergie.
Ce tarif est proposé exclusivement par :
- EDF sur la majorité du territoire,
- certaines entreprises locales de distribution (ELD) dans des zones spécifiques.
Le TRV correspond à un contrat unique, qui inclut à la fois :
- la fourniture d’électricité,
- l’acheminement via le réseau public,
- les obligations réglementaires associées.
TRV, TRVE, « TVR » : une confusion fréquente
Dans les faits, plusieurs appellations coexistent :
- TRV : terme générique le plus courant,
- TRVE : tarif réglementé de vente d’électricité (dénomination juridique complète),
- « TVR » : appellation incorrecte mais très utilisée dans les recherches en ligne.
Dans cet article, nous utiliserons TRV pour rester lisibles, tout en parlant bien du tarif réglementé de vente d’électricité au sens juridique.
Un tarif encadré, mais pas figé
Contrairement à une idée reçue, le TRV n’est pas un tarif « gelé ». Il évolue :
- deux fois par an, en principe en février et en août,
- en fonction d’une méthode de calcul réglementée dite d’“empilement des coûts”.
Cette méthode intègre notamment :
- les coûts d’approvisionnement en électricité,
- les coûts d’acheminement (réseaux),
- les coûts de commercialisation,
- une rémunération jugée normale du fournisseur.
Le TRV reflète donc indirectement les évolutions structurelles du système électrique, même s’il joue un rôle d’amortisseur face aux fortes variations des marchés de gros.
Pourquoi le TRV est un sujet stratégique pour les entreprises
Pour les entreprises, le TRV a longtemps été perçu comme un repère de sécurité :
- visibilité budgétaire,
- cadre réglementé,
- protection relative contre la volatilité.
Mais cette protection n’a jamais été universelle ni définitive. Le législateur a progressivement restreint puis réorganisé l’accès au TRV pour les professionnels, en fonction de la taille des entreprises, de leur chiffre d’affaires et de leur puissance souscrite.
C’est précisément ce point qui alimente aujourd’hui les interrogations.
La fin du TRV EDF : ce qui a déjà changé… et ce qui change encore
Parler de « fin du TRV EDF » sans préciser quand, pour qui et dans quel cadre conduit presque toujours à des conclusions erronées. En réalité, le TRV n’a pas connu une disparition brutale, mais une évolution progressive, marquée par plusieurs étapes réglementaires majeures. Certaines concernent déjà les entreprises, d’autres modifient le cadre.
Une première rupture majeure déjà effective pour de nombreuses entreprises
La première véritable « fin du TRV » pour les professionnels ne date pas de 2026, mais de plusieurs années en arrière.
Depuis le 1er janvier 2021, les entreprises qui :
- emploient plus de 10 salariés, ou
- réalisent un chiffre d’affaires, des recettes ou un total de bilan supérieur à 2 millions d’euros,
ne sont plus éligibles au tarif réglementé de vente d’électricité.
Ces entreprises ont l’obligation de souscrire une offre de marché, à prix fixe ou indexé, auprès du fournisseur de leur choix.
Pour beaucoup d’organisations, cette bascule s’est faite sans réelle stratégie :
- contrats signés dans l’urgence,
- faible compréhension des clauses,
- absence de suivi dans le temps.
Une extension du TRV pour certaines TPE depuis 2025
Paradoxalement, alors que certains parlent de disparition du TRV, le dispositif a été partiellement élargi.
Depuis le 1er février 2025, le tarif réglementé est de nouveau accessible à certaines très petites entreprises (TPE), sous conditions strictes :
- moins de 10 salariés,
- chiffre d’affaires, recettes ou bilan annuel ≤ 2 millions d’euros.
Cette extension concerne aussi bien des entreprises que certaines petites collectivités assimilées, et vise à offrir un filet de sécurité à des structures particulièrement exposées aux fluctuations de prix.
Ce point est fondamental :
Le TRV n’a donc pas disparu pour toutes les entreprises, mais il est désormais réservé à des profils bien identifiés.
Pourquoi 2026 est souvent présentée comme une “fin du TRV”
L’année 2026 revient fréquemment dans les discours, non pas parce que le TRV serait supprimé, mais parce qu’un autre pilier historique de la régulation disparaît : l’ARENH (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique).
Jusqu’au 31 décembre 2025, l’ARENH permettait aux fournisseurs d’accéder à une partie de l’électricité nucléaire à un prix régulé. Ce mécanisme a fortement influencé :
- le calcul des TRV,
- l’équilibre des offres de marché,
- la stabilité relative des prix.
Depuis le 1er janvier 2026, ce dispositif est remplacé par un nouveau cadre de régulation du nucléaire, reposant sur des mécanismes différents, dont les effets se répercuteront indirectement sur :
- le niveau des TRV,
- la structure des offres de marché,
- la visibilité tarifaire pour les entreprises.
C’est cette transition de modèle, plus que la disparition du TRV en tant que tel, qui alimente les inquiétudes actuelles.
Ce qu’il faut retenir à ce stade
Pour une entreprise, la question n’est donc pas simplement « le TRV existe-t-il encore ? », mais plutôt :
- suis-je éligible ou non aujourd’hui ?
- mon contrat est-il réglementé ou de marché ?
- comment les évolutions réglementaires vont-elles impacter mes prix demain, même si je ne suis plus au TRV ?
Qui est réellement concerné par le TRV aujourd’hui ?
Pour une entreprise, comprendre si elle est concernée par le tarif réglementé de vente d’électricité ne relève pas d’un simple détail administratif. C’est un préalable stratégique, qui conditionne le type de contrat accessible, la marge de négociation possible et la manière de piloter son budget énergétique.
Contrairement à une idée répandue, l’éligibilité au TRV ne dépend pas uniquement de la puissance souscrite, ni du secteur d’activité. Elle repose avant tout sur le profil juridique et économique de l’entreprise, tel que défini par le Code de l’énergie.
Les critères d’éligibilité applicables aux entreprises
Aujourd’hui, une entreprise peut bénéficier du TRV si, et seulement si, elle remplit l’ensemble des conditions suivantes :
- employer moins de 10 salariés,
- réaliser un chiffre d’affaires, des recettes ou un total de bilan annuel inférieur ou égal à 2 millions d’euros.
Ces critères s’apprécient au niveau de l’entité contractante (entreprise), et non du site de consommation. Une société disposant de plusieurs points de livraison doit donc raisonner de manière globale, et non site par site.
Cette règle est souvent mal comprise et constitue l’une des principales sources d’erreur constatées sur le terrain.
Puissance souscrite : un critère secondaire mais structurant
La puissance souscrite n’est pas le critère principal d’éligibilité, mais elle influence :
- le type de tarif applicable,
- la structure de la facture,
- le niveau de TVA et certaines contributions.
Depuis l’évolution réglementaire entrée en vigueur en 2025, des entreprises éligibles au TRV peuvent se situer :
- aussi bien en basse puissance qu’en puissance plus élevée,
sous réserve de respecter les critères économiques et sociaux.
Cela signifie qu’une TPE disposant d’un site énergivore peut, dans certains cas, rester au TRV, ce qui n’était plus possible auparavant.
Les entreprises exclues du TRV : un point de bascule irréversible
Dès lors qu’une entreprise dépasse l’un des seuils (effectif ou chiffre d’affaires), elle perd son éligibilité au TRV et doit obligatoirement :
- résilier son contrat réglementé,
- souscrire une offre de marché.
Cette sortie n’est pas symbolique. Elle implique :
- un changement de logique de prix (fixe ou indexé),
- une exposition plus directe aux marchés de l’électricité,
- la nécessité d’anticiper les échéances contractuelles.
Une entreprise redevenue ultérieurement éligible sur le plan économique peut, sous certaines conditions, envisager un retour au TRV, mais cela suppose une analyse fine des clauses de résiliation et des coûts associés.
Les cas particuliers souvent mal identifiés
Certaines structures se situent à la frontière des catégories classiques :
- filiales de groupes : l’éligibilité s’apprécie au niveau de l’entité juridique, mais peut être influencée par les liens capitalistiques selon les cas,
- professions libérales et associations : elles peuvent être éligibles si elles respectent les critères économiques,
- petites collectivités assimilées : certaines entrent dans le périmètre du TRV, sous conditions spécifiques.
Ces situations nécessitent une lecture rigoureuse des textes et une vérification individualisée.
Chez DUNE Energie, nous insistons systématiquement sur cette étape de qualification. Trop d’entreprises bâtissent une stratégie énergétique sur un postulat erroné concernant leur éligibilité, ce qui conduit à des arbitrages inadaptés, voire à des risques contractuels.
Comment se construit le TRV et pourquoi il continue d’évoluer
Le tarif réglementé de vente d’électricité est souvent perçu comme un prix “administratif”, déconnecté des réalités économiques. En pratique, il s’agit d’un tarif encadré, mais construit à partir de composantes bien réelles, elles-mêmes soumises à des évolutions structurelles. Comprendre ce mécanisme est essentiel pour anticiper les variations de facture, même lorsque l’on reste au TRV.
Le principe de l’empilement des coûts
Le TRV repose sur une méthode définie par le régulateur, dite de l’empilement des coûts. Cette approche vise à refléter, de manière encadrée, le coût réel de fourniture de l’électricité, sans logique de marge commerciale agressive.
Le prix final intègre notamment :
- le coût d’approvisionnement de l’électricité,
- les coûts d’acheminement via les réseaux publics,
- les coûts de commercialisation,
- une rémunération jugée normale du fournisseur.
Le rôle de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) est d’analyser ces éléments et de proposer des niveaux tarifaires cohérents avec les coûts observés, tout en tenant compte des objectifs de politique énergétique.
Un tarif réglementé… mais sensible aux marchés
Même s’il n’est pas une offre de marché, le TRV n’est pas isolé des marchés de gros. Le coût d’approvisionnement pris en compte repose en partie sur :
- des références aux prix observés sur les marchés de l’électricité,
- des hypothèses de couverture à moyen terme,
- et, jusqu’à récemment, sur des mécanismes spécifiques liés à la production nucléaire historique.
Ainsi, lorsque les marchés de l’électricité connaissent des tensions durables, le TRV finit, avec un décalage, par en intégrer une partie. Il joue un rôle d’amortisseur, mais pas de bouclier absolu.
Le rôle historique de l’ARENH dans le calcul du TRV
Jusqu’à fin 2025, le mécanisme de l’ARENH a constitué l’un des piliers du modèle français. Il permettait d’intégrer dans les coûts d’approvisionnement une part d’électricité nucléaire à un prix régulé, ce qui contribuait à :
- limiter les effets des hausses brutales de marché,
- stabiliser partiellement le niveau du TRV,
- maintenir un repère tarifaire pour l’ensemble du système.
Cette composante a longtemps été invisible pour les entreprises, mais elle expliquait en grande partie pourquoi les hausses du TRV restaient parfois inférieures à celles observées sur les offres de marché.
Ce qui change avec la fin de l’ARENH
La disparition de l’ARENH modifie en profondeur la manière dont les coûts d’approvisionnement sont intégrés dans le TRV. Sans entrer dans des mécanismes trop techniques, cela signifie que :
- le lien entre le TRV et les conditions économiques de production sera différent,
- la volatilité pourra être transmise différemment dans le temps,
- la visibilité à long terme dépendra davantage des nouveaux dispositifs de régulation nucléaire.
Pour une entreprise, rester au TRV ne signifie donc pas s’extraire des évolutions du système électrique, mais bénéficier d’un cadre plus lisible et plus progressif que certaines offres de marché mal calibrées.
Le TRV est donc un outil de référence, pas une garantie éternelle de prix bas. Son intérêt doit toujours être évalué au regard du profil de consommation, des usages et de la stratégie globale de l’entreprise.
Quel impact concret sur la facture d’électricité des entreprises ?
Lorsque l’on évoque la fin du TRV, la question centrale pour une entreprise reste toujours la même : combien vais-je réellement payer demain ? Pour y répondre de manière fiable, il est indispensable de distinguer ce qui relève du prix de l’énergie, de ce qui dépend du cadre réglementaire et fiscal, et de ce qui tient aux choix contractuels.
Une facture composée de plusieurs briques indépendantes
La facture d’électricité d’une entreprise ne se résume jamais au seul prix du kilowattheure. Elle se structure autour de quatre blocs principaux :
- L’abonnement : part fixe liée à la puissance souscrite et à la mise à disposition du réseau.
- La consommation : part variable exprimée en kWh, directement impactée par le prix de l’énergie.
- L’acheminement : coûts d’utilisation des réseaux publics (TURPE), identiques quel que soit le fournisseur.
- Les taxes et contributions : accise sur l’électricité, CTA, TVA, strictement définies par la loi.
Même en restant au TRV, seule une partie de la facture est directement influencée par les évolutions du prix de l’électricité. C’est un point souvent mal compris.
TRV ou offre de marché : des impacts différents sur la volatilité
Le TRV agit comme un tampon face aux variations brutales du marché :
- les évolutions sont progressives,
- les hausses ou baisses sont lissées dans le temps,
- les décisions sont encadrées par la CRE et les pouvoirs publics.
À l’inverse, une offre de marché peut :
- offrir une opportunité de prix attractive à un instant donné,
- mais exposer davantage à la volatilité si le contrat est mal structuré (indexation, durée, clauses de révision).
Pour une entreprise, le risque ne se situe pas uniquement dans le niveau de prix, mais dans la capacité à anticiper et absorber les variations sans déséquilibrer son budget.
Fiscalité et contributions : un levier souvent sous-estimé
Une part significative des évolutions de facture provient des taxes et contributions, indépendamment du TRV ou de l’offre de marché. L’accise sur l’électricité, la TVA ou la CTA peuvent évoluer par décision de l’État, sans lien direct avec les marchés.
Il est donc fréquent qu’une entreprise attribue une hausse au “prix de l’électricité”, alors qu’elle résulte en réalité :
- d’une modification fiscale,
- d’un changement de puissance souscrite,
- ou d’un ajustement d’acheminement.
Ce que la transition 2026 peut changer dans la durée
Avec la disparition de l’ARENH et l’évolution du cadre de régulation nucléaire, les entreprises doivent s’attendre à :
- une relation plus directe entre coûts de production et prix finaux,
- une visibilité tarifaire qui dépendra davantage des choix contractuels,
- un besoin accru de pilotage et d’anticipation.
Cela ne signifie pas nécessairement une hausse automatique, mais une responsabilité accrue dans la gestion du contrat d’électricité.
Quelles stratégies adopter face à la fin du TRV et aux évolutions à venir ?
Face aux évolutions du TRV, à la fin de l’ARENH et à un cadre réglementaire plus mouvant en 2026, la question n’est pas de savoir s’il faut « subir » ces changements, mais comment les intégrer intelligemment dans la stratégie énergétique de l’entreprise. Les organisations qui s’en sortent le mieux sont celles qui abordent l’électricité non comme une dépense subie, mais comme un poste pilotable.
Étape 1 : qualifier précisément votre situation actuelle
Avant toute décision, il est indispensable de répondre à trois questions simples mais structurantes :
- suis-je éligible ou non au TRV aujourd’hui ?
- suis-je sous contrat réglementé ou offre de marché ?
- quelles sont mes échéances contractuelles réelles ?
De nombreuses entreprises pensent être contraintes d’agir rapidement alors qu’elles disposent encore de marges de manœuvre, ou à l’inverse découvrent trop tard une reconduction automatique défavorable.
Étape 2 : analyser le profil de consommation, pas seulement le prix
Une stratégie énergétique efficace ne repose jamais uniquement sur le prix du kWh. Elle doit intégrer :
- la puissance souscrite et son adéquation aux usages réels,
- la saisonnalité de la consommation,
- les plages horaires d’activité,
- les perspectives d’évolution (croissance, nouveaux équipements, sobriété).
Un contrat peut sembler compétitif sur le papier et se révéler inadapté dès lors que le profil réel de l’entreprise n’a pas été pris en compte.
Étape 3 : choisir une stratégie de prix cohérente
Selon le contexte, plusieurs approches peuvent être pertinentes :
- prix fixe pour sécuriser le budget sur une période donnée,
- prix indexé pour bénéficier d’éventuelles baisses de marché,
- stratégie hybride pour lisser le risque dans le temps.
Il n’existe pas de solution universelle. Le bon choix dépend de la capacité de l’entreprise à absorber la volatilité, de sa visibilité financière et de ses objectifs à moyen terme.
Étape 4 : sécuriser les clauses contractuelles
La performance d’un contrat d’électricité se joue souvent dans les clauses :
- durée et conditions de renouvellement,
- modalités de révision des prix,
- pénalités de résiliation anticipée,
- garanties financières et volumes engagés.
Ces éléments sont rarement mis en avant dans les discours commerciaux, alors qu’ils ont un impact direct sur la flexibilité et le risque financier.
Étape 5 : intégrer les enjeux environnementaux et RSE
Les choix énergétiques ont aujourd’hui une dimension stratégique élargie :
- traçabilité de l’électricité,
- cohérence avec les engagements RSE,
- anticipation des exigences réglementaires futures.
Une stratégie bien construite permet d’aligner performance économique et trajectoire environnementale, sans surcoût inutile.
En définitive, la fin du TRV et les évolutions à venir imposent une approche plus structurée et anticipative de l’électricité. Une stratégie mal définie peut rapidement générer des surcoûts, des risques contractuels et un manque de visibilité budgétaire. DUNE Energie accompagne les entreprises pour sécuriser leurs décisions, optimiser leurs contrats et transformer l’énergie en levier de performance durable.
Contactez un expert DUNE Energie ou demandez votre audit offert, incluant une analyse comparative des offres, pour définir une stratégie claire, adaptée et pérenne.
FAQ – Fin du TRV EDF
Le TRV EDF a-t-il réellement disparu en 2026 ?
Non. Le tarif réglementé de vente d’électricité n’a pas disparu en 2026. Ce qui change à cette échéance, c’est le cadre global de régulation du système électrique, notamment avec la fin de l’ARENH et l’évolution des mécanismes de calcul des coûts. Le TRV continue d’exister pour les entreprises qui y sont éligibles, mais son évolution dépend davantage des nouveaux équilibres économiques.
Mon entreprise est-elle encore éligible au TRV aujourd’hui ?
Votre entreprise est éligible au TRV uniquement si elle emploie moins de 10 salariés et si son chiffre d’affaires, ses recettes ou son total de bilan annuel n’excèdent pas 2 millions d’euros. Ces critères s’apprécient au niveau de l’entreprise, et non du site.
Que se passe-t-il si mon entreprise dépasse les seuils d’éligibilité ?
Dès qu’une entreprise dépasse l’un des seuils réglementaires, elle perd son droit au TRV et doit basculer vers une offre de marché. Cette transition n’est pas automatique et nécessite une vigilance particulière sur les échéances, les clauses contractuelles et les niveaux de prix.
Le TRV protège-t-il totalement contre les hausses de prix ?
Non. Le TRV offre une protection relative grâce à un encadrement réglementaire et à une évolution progressive, mais il reste influencé par les coûts réels du système électrique. Les hausses peuvent donc exister, même si elles sont généralement plus lissées que sur certaines offres de marché.
C’est pourquoi DUNE Energie recommande toujours d’analyser le TRV comme un point de référence, et non comme une garantie absolue de prix bas.
Vaut-il mieux rester au TRV ou passer à une offre de marché ?
Il n’existe pas de réponse universelle. Pour certaines TPE, le TRV peut rester une solution pertinente en termes de lisibilité et de sécurité. Pour d’autres entreprises, une offre de marché bien structurée peut offrir plus de flexibilité ou de visibilité budgétaire.
Le rôle de DUNE Energie, en tant que courtier indépendant, est d’évaluer objectivement les deux options en fonction de votre profil, sans privilégier un fournisseur ou une solution par principe.
La fin de l’ARENH va-t-elle forcément faire augmenter ma facture ?
Pas nécessairement. La fin de l’ARENH modifie le cadre de régulation, mais son impact sur votre facture dépendra principalement de votre type de contrat, de sa durée, de ses clauses et de votre stratégie de couverture. Certaines entreprises verront peu de changements, d’autres devront être plus attentives à la volatilité.
Quand faut-il agir pour éviter une mauvaise surprise sur son contrat ?
Le bon moment pour agir est avant l’échéance contractuelle, idéalement plusieurs mois en amont. Cela permet de comparer les scénarios, de négocier sereinement et d’éviter les décisions prises sous contrainte.

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